Catégorie : Actualités

  • Réaction au rapport Power the transition : Le gaz fossile – talon d’achille de la CDPQ

    Réaction au rapport Power the transition : Le gaz fossile – talon d’achille de la CDPQ

    Montréal, 28 août 2024 – Comme le présente le rapport publié aujourd’hui par Investors for Paris Compliance, l’investissement dans le gaz est le talon d’achille de la stratégie climatique de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ).  Pour la Coalition Sortons la Caisse du carbone, il est essentiel que la CDPQ se dote d’un plan et d’un échéancier crédible pour la fermeture de ses actifs gaziers existants si elle compte réellement respecter son engagement à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Contrairement à ce que la CDPQ affirme, le gaz fossile n’est pas une énergie de transition et son utilisation continue risque de nous placer dans une situation de verrouillage carbone.

    Une enveloppe de transition à surveiller


    La Coalition note également que l’enveloppe de transition de la CDPQ ne doit pas servir à contourner les politiques d’exclusion dont la CDPQ se dote. En ce sens, la Caisse devrait exclure de cette enveloppe toute entreprise qui produit de l’électricité à partir de charbon sans plan pour fermer ces centrales dans des délais cohérents avec les objectifs de l’Accord de Paris, soit 2030 dans les économies avancées et 2040 dans les pays en développement.

    Des cibles à améliorer

    De plus, la coalition maintient que CDPQ doit se doter de cibles de réduction d’émission intérimaires exprimées en termes absolus pour démontrer un réel progrès dans ses efforts de décarbonation, tel que recommandé par le groupe d’experts de haut niveau de l’ONU sur les engagements d’émissions nettes zéro des entités non étatiques. En ce sens, la CDPQ devrait multiplier les efforts pour comptabiliser les émissions de périmètre 3 (Scope 3) et appuyer les entreprises en portefeuille dans cet exercice comptable.



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    Contact médias

    Maxime Perrault
    Responsable, Coalition Sortons la Caisse du carbone
    maxime.perrault@sortonslacaisseducarbone.org

  • Rapport de recommandations du Groupe d’experts en adaptation aux changements climatiques

    Rapport de recommandations du Groupe d’experts en adaptation aux changements climatiques

    Réaction de Sortons la Caisse du carbone

    Montréal, 28 mai 2024 – La Coalition accueille favorablement les moyens identifiés par le Groupe d’experts en adaptation aux changements climatiques (GEA) pour appuyer l’adaptation aux changements climatiques du secteur financier et assurer sa contribution aux efforts d’adaptation. Ces pistes d’action, incluses dans le rapport remis ce matin au gouvernement du Québec par le GEA, cadrent bien avec les efforts menés par la Coalition pour aligner la CDPQ sur les impératifs climatiques de notre époque.

    Les moyens identifiés par le GEA incluent:

    • Favoriser l’accroissement des flux financiers publics et privés permettant une meilleure prise en compte des risques climatiques et leur réduction.
    • Élaborer et adopter au Québec une taxonomie sur la finance durable intégrant l’adaptation.
    • Intégrer la question de l’adaptation climatique dans la responsabilité fiduciaire des acteurs financiers québécois, en particulier la CDPQ, Investissement Québec et la Financière agricole.
    • Accélérer le processus de déclaration extra-financière compatible avec la prise en compte des risques physiques (notamment via la mise en œuvre de l’ISSB, S2).

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    Contact médias

    Maxime Perrault
    Responsable, Coalition Sortons la Caisse du carbone
    maxime.perrault@sortonslacaisseducarbone.org

  • Maxime Perrault se joint à l’équipe de Sortons la caisse du Carbone

    Maxime Perrault se joint à l’équipe de Sortons la caisse du Carbone

    Nous avons le plaisir de vous annoncer que Maxime Perrault se joint à l’équipe de Sortons la Caisse du carbone à titre de responsable de la coalition. Fort de plusieurs années d’expérience en tant que consultant auprès de divers acteurs de l’écosystème financier, Maxime se spécialise dans les enjeux liés à la décarbonation du système financier. Titulaire d’une maîtrise en environnement, Maxime est animé par un vif intérêt pour l’alignement du secteur financier avec les impératifs climatiques de notre époque.
    Bienvenue dans l’équipe, Maxime!

  • Réaction – bilan des votes canadiens en matière de climat en 2023

    Réaction – bilan des votes canadiens en matière de climat en 2023

    La CSCC se réjouit de constater que la pression de la société civile exercée sur la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a porté fruit et a incité la CDPQ à voter beaucoup plus souvent en faveur du climat lors de la saison des actionnaires de 2023 comparativement aux votes de 2022. « Nous réclamons depuis des années une plus grande transparence et implication de la CDPQ dans les votes des assemblées générales où son pouvoir de grand actionnaire peut envoyer un message fort aux autres gestionnaires d’actifs. Rappelons qu’en 2022 la CDPQ avait voté POUR 33 % des résolutions sur le climat comparativement à 89 % en 2023 »  a déclaré Krystel Papineau, responsable de la Coalition Sortons la Caisse du carbone. 

    Le rapport d’Investors for Paris Compliance démontre également des limites au leadership de la CDPQ. La politique d’engagement climatique de la CDPQ a donné de bons résultats, sauf pour quelques exceptions pour lesquelles elle a voté contre des résolutions climatiques alors que de grandes institutions financières ont voté pour. De plus, selon le rapport,  la CDPQ devrait clarifier sa politique d’escalade en adoptant un engagement clair à voter contre les administrateurs responsables ou les états financiers de sociétés qui faillissent de façon persistante à réduire leurs risques climatiques. 

    En tant qu’acteur majeur dans le monde de la finance, la CDPQ a donc la responsabilité de voter en faveur du climat chaque fois que cela est possible, même quand ce vote favorable s’inscrit en faux contre la volonté des administrateurs et administratrices de la société en question. 

    Voici quelques éléments revendicatifs de la Coalition :

    • Nous encourageons la Caisse à augmenter son ambition climatique en revisitant ses choix d’investissements, notamment dans le domaine du gaz. Il s’agit là d’un choix qui manque de cohérence et dont les actifs se déprécient, tel que le démontre notre dernier rapport Carbone 50
    • La CDPQ doit également adopter une approche proactive en matière de climat en proposant elle-même des résolutions, ce qu’elle fait très peu, comparativement à un gestionnaire d’actifs, comme le New York Comptroller aux États-Unis, par exemple, qui propose des résolutions ambitieuses.
    • Nous demandons à la CDPQ de soutenir des résolutions structurantes qui exigent des entreprises des plans de transition conformes à l’accord de Paris, et à envisager de désinvestir des entreprises qui ne respectent pas ces critères. Cependant, il est impératif que la CDPQ soit elle-même un exemple en matière de climat.
    • Nous rappelons que la CDPQ doit calculer les émissions de gaz à effet de serre de portée 3 (Scope 3) de son portefeuille, ce qu’elle ne fait pas actuellement, et elle doit se fixer des cibles de réduction de GES en absolu (et non en intensité) à court terme (2030) moyen et long terme. Celles-ci doivent être en ligne avec les réductions d’émissions de GES prescrites par le GIEC pour limiter le réchauffement à 1,5 Celsius.
  • Nos souhaits pour 2024 à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) !

    Nos souhaits pour 2024 à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) !

    OH OH OH ! Après une année bien remplie en 2023, nous avons formulé nos souhaits pour 2024 à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ! Ils guideront les actions de la Coalition Sortons la Caisse du carbone pour la prochaine année, soit que la CDPQ :

    🎄 Se dote d’une cible en absolu;

    🎄Calcule sa portée 3;

    🎄Cesse de faire de l’écoblanchiment et respecte les recommandations de l’Organisation des Nations Unies;

    🎄Transforme le modèle d’affaires d’Énergir;🎄Respecte davantage les droits humains et les droits des peuples autochtones;

    🎄Exerce une pression constructive sur les institutions financières, entre autres, en votant POUR les résolutions sur le climat lors de la saison des actionnaires.

    🎄Déploie tous les efforts nécessaires pour éviter des dommages immédiats ou futurs aux écosystèmes dans ses décisions d’investissement.

    Espérons également qu’en 2024, un véritable débat sur l’avenir de la CDPQ ait lieu et que l’importance de moderniser la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec soit reconnue.

    Joyeuses fêtes et au plaisir de se retrouver en 2024 !Merci aux membres de la Coalition !

    Merci aux membres de la Coalition !

    Réalité climatique Canada
    SNAP Québec – Société pour la nature et les parcs
    Réseau Action Climat Canada
    Greenpeace
    Justice climatique Montréal
    Mobilisation environnement Ahuntsic Cartierville
    Eau Secours

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) investit dans le top 5 des institutions financières canadiennes qui continuent de financer l’exploitation des combustibles fossiles.

    La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) investit dans le top 5 des institutions financières canadiennes qui continuent de financer l’exploitation des combustibles fossiles.

    La Coalition Sortons la Caisse du carbone réagit au travail de Investors for Paris Compliance qui a dressé une liste, basée sur les données de Investing in Climate Chaos, des cinq principales institutions financières canadiennes qui continuent de financer l’exploitation des combustibles fossiles (#gaz, #charbon, #pétrole), soit une des principales causes de la crise climatique.

    Nous sommes préoccupés que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) détienne encore à ce jour des obligations ou des actions dans chacune de ces institutions financières. Elle qui est sortie de la production du pétrole en 2022 continue d’investir dans cette industrie de façon détournée en finançant les institutions financières. Cela est un non sens pour notre coalition.

    À l’occasion de la #COP 28, qui a abouti à un accord international appelant à une transition hors des énergies fossiles d’ici 2050, la CDPQ a fait l’éloge de ses maintes initiatives sur le plan climatique lors de divers événements.
    Cependant, comment notre bas de laine peut-il concevoir être un leader à l’international tout en poursuivant ses investissements au Canada dans cinq institutions financières qui aggravent la crise climatique actuelle ?

    Notre coalition demande, par souci de cohérence, que la CDPQ exerce une pression constructive sur chacune de ces institutions, entre autres, en votant POUR les résolutions sur le climat lors de la saison des actionnaires et qu’elle exige dès maintenant, comme investisseur, une sortie des énergies fossiles.

    Top 5 : 
    SunLife Financial
    RBC (Royal bank of Canada)
    Power Corporation of Canada
    Manulife Financial
    TD Bank

    Article portant sur le travail de Investors for Paris Compliance: https://lnkd.in/eE8Sa-Rm

  • COP 28: Nous avons questionné le ministre Charette sur le rôle de la CDPQ et de son gouvernement dans la poursuite d’Énergir contre Prévost.

    COP 28: Nous avons questionné le ministre Charette sur le rôle de la CDPQ et de son gouvernement dans la poursuite d’Énergir contre Prévost.

    Dans le cadre de la COP 28, André-Yanne Parent, directrice du Projet de la Réalité climatique Canada, membre de la Coalition Sortons la Caisse du carbone, participait au dialogue de la société civile québécoise avec le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Benoît Charette. L’une des questions clés de cette discussion concernait le rôle de leadership que peut jouer le Québec sur la question du gaz et du pétrole, notamment à travers BOGA (Beyond Oil & Gas Alliance), tant au niveau national qu’international.

    Depuis plusieurs semaines, notre Coalition fait pression sur la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour qu’elle assume publiquement ses responsabilités suite à la poursuite intentée par Énergir contre la petite municipalité de Prévost. Cette poursuite vise à contester un règlement qui limite l’utilisation d’équipements fonctionnant au gaz fossile dans les bâtiments. Il convient de souligner que la CDPQ détient 80,1 % des actions d’Énergir et occupe 50 % des sièges au sein de son conseil d’administration.

    Nous avons profité de cette occasion pour questionner le ministre sur cette poursuite et plus précisément sur la responsabilité du gouvernement et de la CDPQ dans ce dossier. La réponse obtenue s’est avérée peu surprenante. Néanmoins, le ministre a souligné que les villes ne pouvaient pas agir au compte-goutte en matière d’énergie, car cela ne relevait pas de leur domaine de compétence.

    Cependant, tant et aussi longtemps que le Québec n’aura pas établi un cadre réglementaire, on ne devrait pas acquiescer à ce que l’on traîne devant les tribunaux les champions de la transition écologique!

    Question posée par André-Yanne Parent du Projet de la Réalité climatique Canada au ministre Benoit Charette :

    La Caisse de dépôt et de placement occupe plusieurs sièges sur le conseil d’administration d’Énergir, comme actionnaire majoritaire, et le gouvernement du Québec siège sur le CA de la Caisse. Tout ce monde était donc au courant que la poursuite contre la Ville de Prévost allait être déposée en cour. Cette poursuite «contre la transition énergétique», avec le consentement indirect de l’État québécois, est gênante pour l’ensemble des représentants du Québec à la COP28. Est-ce que votre gouvernement compte intervenir pour rappeler la Caisse et Énergir à l’ordre et défendre les villes québécoises qui veulent s’engager vraiment dans la transition énergétique et s’aligner sur les cibles du PEV? 

    C’est exactement ce que la ville de Prévost a fait, avec son règlement 831 sur la décarbonation des bâtiments qui prohibera à compter de la fin du mois prochain certaines utilisations du gaz dans les nouveaux bâtiments résidentiels et institutionnels à Prévost, à l’exception des cuisinières au gaz et des BBQ. Or, maintenant cette petite municipalité ambitieuse fait l’objet d’une démarche juridique lancée par Énergir pour s’attaquer à la capacité des villes d’agir en matière environnementale.La Caisse de dépôt et de placement occupe plusieurs sièges sur le conseil d’administration d’Énergir, comme actionnaire majoritaire, et le gouvernement du Québec siège sur le CA de la Caisse. Tout ce monde était donc au courant que la poursuite contre la Ville de Prévost allait être déposée en cour. Cette poursuite «contre la transition énergétique», avec le consentement indirect de l’État québécois, est gênante pour l’ensemble des représentants du Québec à la COP28. Est-ce que votre gouvernement compte intervenir pour rappeler la Caisse et Énergir à l’ordre et défendre les villes québécoises qui veulent s’engager vraiment dans la transition énergétique et s’aligner sur les cibles du PEV?

  • Poursuite contre la Ville de Prévost: Énergir veut empêcher les municipalités de lutter contre la crise climatique

    Poursuite contre la Ville de Prévost: Énergir veut empêcher les municipalités de lutter contre la crise climatique

    Montréal – 15 novembre 2023 – La Fondation David Suzuki, Coalition Sortons la Caisse du carbone, Greenpeace Canada, le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ), Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville, l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), Imagine Lachine-Est, Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique, le Réseau Action Climat Canada, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Environnement Vert Plus, Fondation Coule pas chez nous, Vivre en Ville, Pour Nos Enfants – Montréal, Équiterre et Nature Québec dénoncent vigoureusement l’offensive judiciaire intentée par Énergir contre la petite municipalité de Prévost. Le géant québécois du gaz tente de faire invalider le règlement visant à limiter l’utilisation d’équipements fonctionnant au gaz fossile dans les bâtiments dans le but de lutter contre la crise climatique. La poursuite est d’autant plus scandaleuse qu’Énergir se présente dans l’espace public comme un partenaire important de la transition énergétique municipale.

    Le recours intenté contre Prévost prouve qu’Énergir ne veut pas vraiment que les municipalités mettent en œuvre la transition énergétique. « Est-ce que l’entreprise va poursuivre toutes les municipalités qui vont se doter de règlements pour favoriser la transition ? » s’indignent les groupes. À leur avis, en s’opposant ainsi à la transition de Prévost, « Énergir ne se comporte pas comme un acteur de changement, mais comme un simple distributeur de gaz fossile qui n’hésite pas à entraver les initiatives municipales et à nuire aux efforts collectifs de lutte contre les changements climatiques lorsque l’on se dresse sur son chemin ». 

    Le rôle des villes dans l’action climatique est maintenant reconnu comme incontournable par l’Organisation des Nations Unies (ONU), car 70 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont générées sur leur territoire. Ce sont aussi les villes qui subissent une grande partie des impacts du dérèglement du climat sur les infrastructures, la sécurité et la santé de leurs citoyen.ne.s. Dans ce contexte, la population du Québec ne peut laisser Énergir attaquer frontalement une administration municipale qui ne fait qu’assumer sa responsabilité en regard de la crise climatique.

    La CDPQ et le Fonds de solidarité FTQ doivent intervenir

    La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et le Fonds de solidarité FTQ, qui détiennent conjointement la totalité d’Énergir, déclarent être engagés vers une économie sobre en carbone. Pourtant, ils ont une responsabilité à assumer en regard de cette poursuite d’une municipalité qui choisit de se détourner des énergies fossiles au profit d’énergies plus propres.

    Il est primordial que la CDPQ, tout comme le Fonds de solidarité FTQ, s’engagent dès maintenant à intervenir auprès d’Énergir pour qu’elle abandonne cette poursuite et réoriente son modèle d’affaires vers une décarbonation profonde de l’économie, en éliminant les hydrocarbures et en investissant dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les économies d’énergies. Les groupes considèrent que la CDPQ, qui détient 50% des sièges au conseil d’administration d’Énergir et le Fonds, qui a également une influence sur le conseil, ont le devoir de demander ces changements et de désinvestir advenant un refus d’agir par la gazière. Cette démarche doit se faire selon les principes de la transition juste et impliquer les travailleurs et les travailleuses dans les différentes étapes.

    Les groupes concluent en soulignant que cette poursuite survient alors même que l’ONU publie le Rapport 2023 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de production des combustibles fossiles, dans lequel le gaz est présenté tel qu’il devrait l’être :  une énergie fossile à éliminer au même titre que le charbon et le pétrole.

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    Pour information:

    Stéphanie Harnois, spécialiste aux communications et affaires publiques, Fondation David Suzuki
    Cell : 418 576-4854, sharnois@davidsuzuki.org 

    Jean-Pierre Finet, analyse et porte-parole, Regroupement des organismes environnementaux en énergie
    Cell : 514-515-1957, jpierrefinet@gmail.com

    Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie, Greenpeace Canada
    Cell: 514-594-1221, pbonin@greenpeace.org

    Cell: 514-594-1221, pbonin@greenpeace.org 

  • Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec : moratoire demandé sur l’octroi d’électricité pour le développement industriel

    Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec : moratoire demandé sur l’octroi d’électricité pour le développement industriel

    Montréal, le 9 novembre 2023 – Un regroupement de plus de 20 organisations de la société civile (dont la Coalition Sortons la Caisse du carbone) accueille avec inquiétude le Plan d’action 2035 présenté la semaine dernière par le PDG d’Hydro-Québec, Michael Sabia, et demande au gouvernement Legault de cesser immédiatement tout octroi de nouveaux blocs d’énergie à des projets industriels jusqu’à ce que le Québec se soit doté d’une politique énergétique crédible, cohérente et soutenue par la population. Ces organisations environnementales et citoyennes écologistes estiment que le plan de développement massif des infrastructures énergétiques déposé par Hydro-Québec vise de toute évidence à répondre aux attentes du gouvernement, qui priorise l’industrie, en faisant fi des enjeux écologiques ainsi que des contraintes majeures de temps, de main d’œuvre et d’acceptabilité sociale qui rendent sa réalisation plus qu’incertaine.

    « En garantissant à des entreprises énergivores des capacités électriques qui n’existent pas et qu’il n’est probablement ni sage, ni réaliste de tenter de construire, tout en omettant d’investir sérieusement dans la baisse des demandes d’énergie, le gouvernement du Québec risque de créer lui-même une pénurie d’électricité qui compromettra irrémédiablement la décarbonation du Québec en temps opportun. C’est pourquoi nous réclamons un moratoire immédiat sur l’octroi d’électricité pour les nouveaux projets industriels », déclarent les signataires du communiqué.

    Un projet pharaonique d’augmentation de l’offre sans mesures structurantes de sobriété

    « Même s’il vise à doubler les économies d’énergie déjà planifiées, essentiellement par des mesures d’efficacité, le Plan 2035 d’Hydro-Québec s’intègre à la vision d’une transition énergétique exempte de mesures structurantes de sobriété et mise d’abord et avant tout sur un énorme projet d’augmentation de l’offre énergétique » affirment les groupes. Ce plan prévoit, en 12 ans, l’ajout de 60 térawattheures (TWh) d’énergie et de 8 000 à 9 000 mégawatts (MW) de puissance, soit l’équivalent de la puissance combinée de l’aménagement Robert-Bourassa (LG-2), de la centrale Manic-5 et du complexe de la Romaine. Ces installations exigeraient des investissements de 155 à 185 milliards de dollars, la construction de 5 000 km de lignes de transport et la contribution d’environ 35 000 travailleurs et travailleuses en moyenne chaque année d’ici 2035. 

    Dans un contexte planétaire où la crise climatique et la crise de la biodiversité se nourrissent mutuellement, la décision de construire de vastes complexes hydroélectriques en milieu boréal et nordique serait lourde de conséquences environnementales. De plus, les groupes doutent que le harnachement de nouvelles rivières bénéficie de l’acceptabilité sociale et soulignent que les projets sur des territoires autochtones devraient impliquer les communautés affectées par les projets. Ils observent aussi que plusieurs projets de parcs éoliens soulèvent des levées de boucliers, notamment dans le monde agricole. Enfin, le plan envisage le site Gentilly-2 pour accueillir une centrale nucléaire ou de petits réacteurs modulaires, alors que cette filière est vivement rejetée par la population du Québec.

    Un Plan qui sous-estime gravement les transformations nécessaires à la décarbonation du Québec

    L’Agence internationale de l’énergie estime que les « économies développées » comme le Québec doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2035. Le gouvernement Legault et Hydro-Québec sous-estiment gravement l’ampleur des besoins requis en électricité pour décarboner l’économie du Québec d’ici 2035. Pire encore, ils comptent consacrer 25% de l’électricité additionnelle prévue, soit au moins 2000 MW, pour la croissance économique sans être en mesure de démontrer que l’électricité nécessaire à la décarbonation sera disponible. Les groupes déplorent que le Plan alloue des blocs d’énergie actuellement inexistants aux futures industries qui voudront bénéficier d’électricité propre à bas prix et entretienne ainsi l’illusion que le Québec pourrait à la fois accueillir un fort développement industriel énergivore, se décarboner et se passer des transformations systémiques indispensables pour atteindre la sobriété énergétique. En raison de la crise climatique, la décarbonation doit avoir la priorité sur le développement industriel.

    Qui paiera la facture?

    Les coûts des nouveaux approvisionnements seront sensiblement plus élevés que les coûts présents, créant une pression à la hausse sur les tarifs, alors que le gouvernement persiste à vouloir attirer des projets industriels en leur offrant des prix alléchants (tarif L ou tarif encore plus bas). Les groupes craignent que ce soient les personnes les plus fragiles économiquement, qui n’ont pas les moyens de profiter des subventions à la rénovation ou à l’achat d’équipements écoénergétiques, et les ménages de la classe moyenne qui en souffriront puisque le secteur résidentiel devra fort probablement, tôt ou tard, absorber une partie du manque à gagner d’Hydro-Québec. Cette pression à la hausse sur les tarifs pourrait servir de prétexte à la déréglementation et à la dénationalisation de l’électricité.

    Besoin d’une planification adéquate qui résulterait d’un débat de société Les signataires soulignent que le dépôt d’un plan par Hydro-Québec ne saurait nous dispenser des processus démocratiques qu’appellent des choix de société aussi importants. Les lacunes économiques, écologiques et sociales de ce plan confirment le besoin d’une planification adéquate qui résulterait d’une démarche de dialogue social. Ils et elles demandent que le gouvernement du Québec mette en place un moratoire sur l’octroi de puissance additionnelle pour les projets industriels de plus de 5 MW jusqu’à ce qu’un débat de société franc, large et structuré sur l’avenir énergétique du Québec ait été mené. Ce débat devra aboutir sur une politique énergétique et sur une véritable planification intégrée des ressources énergétiques (PIRE), selon une approche systémique incluant notamment les impacts environnementaux et sociaux sur l’ensemble du cycle de vie des différentes solutions énergétiques, et ce, avant toute modification au cadre réglementaire en vigueur.

    Réaction Linkedin de la Coalition : https://www.linkedin.com/company/89351325/admin/feed/posts/

    1. Émilie Laurin-Dansereau, ACEF du Nord de Montréal
    2. Lucie Massé, Action Environnement Bassees-Laurentides
    3. David Roy, Ateliers pour la biodiversité
    4. Jean-François Boisvert, Coalition climat Montréal
    5. Jean-Philippe Waaub, Collectif scientifique sur les enjeux énergétiques au Québec 
    6. Rébecca Pétrin, Eau Secours
    7. Pascal Bergeron, Environnement Vert Plus
    8. Éric Ferland, Foire Écosphère
    9. Jean Paradis, Fondation Coule pas chez nous
    10. Stéphanie Harnois, Fondation David Suzuki
    11. André Bélanger, Fondation Rivières
    12. Patrick Bonin, Greenpeace Canada
    13. Jacques Benoit, GMob (GroupMobilisation)
    14. Myriam Thériault, Mères au front
    15. Jacques Lebleu, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC)
    16. Carole Dupuis, Mouvement écocitoyen UNEplanète
    17. Alice-Anne Simard, Nature Québec
    18. Jean-Pierre Finet, Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ)
    19. Bruno Detuncq, Regroupement vigilance hydrocarbure Québec (RVHQ) 
    20. Maude Prud’homme, Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)
    21. Sylvie Berthiaume, Solidarité environnement Sutton
    22. Ève Duhaime, TerraVie
    23. Krystel Marylène Papineau, Coalition Sortons la Caisse du carbone

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  • Réaction – M. Bertrand Millot, de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), nommé au sein du Comité consultatif sur les changements climatiques 

    Réaction – M. Bertrand Millot, de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), nommé au sein du Comité consultatif sur les changements climatiques 

    8 novembre 2023 – Nous félicitons M. Bertrand Millot pour sa nomination en tant que président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) du Comité consultatif sur les changements climatiques.

    Cependant, il est important de souligner que malgré certains progrès réalisés dans la lutte contre les changements climatiques, la CDPQ présente encore plusieurs lacunes en termes d’exemplarité en matière de lutte contre les changements climatiques. Elle refuse toujours de se fixer des objectifs en absolu, ne calcule toujours pas les émissions indirectes de ses investissements (scope 3), et continue d’investir dans les énergies fossiles (ex. Énergir),  malgré que cela soit à contre-courant des recommandations formulées par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

    Modernisation de la Loi sur la CDPQ

    Notre Coalition travaille depuis plusieurs mois pour sensibiliser notre gouvernement et la CDPQ à l’importance de moderniser la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il est essentiel de mettre à jour cette loi afin de fournir à la CDPQ un cadre solide et cohérent pour atteindre ses objectifs climatiques et répondre aux demandes croissantes des investisseurs et de la société civile.

    Nous sollicitons donc la recommandation de M. Millot auprès du ministre chargé de la lutte contre les changements climatiques, M. Benoît Charette, afin que cette modernisation soit discutée dans le cadre du comité dont l’objectif est d’accélérer la transition en proposant des avis et des recommandations pour guider la prise de décisions et l’élaboration des politiques publiques.

    Cette démarche serait un moyen efficace de renforcer l’engagement de la Caisse de dépôt du Québec et du gouvernement dans la lutte contre les changements climatiques et de garantir l’alignement des activités de la CDPQ avec les objectifs environnementaux du Québec.