Auteur : Sortons

  • L’entente coûterait au moins 7,2 milliards $ à Hydro-Québec en manque à gagner et en compensation monétaire à Énergir d’ici 2050

    Montréal, 12 mai 2022 – Hydro-Québec pourrait encourir un manque à gagner de près de 4,8 milliards $, d’ici à 2050, en raison de son entente avec Énergir sur la biénergie. Ce montant s’ajoute à la compensation monétaire de 2,4 milliards $ qui serait versée à Énergir par Hydro-Québec et porte le coût total de cette entente pour Hydro-Québec à près de 7,2 milliards $ d’ici 2050.

    L’existence de ce manque à gagner est spécifiquement mentionnée dans un document déposé par Hydro-Québec et Énergir devant la Régie de l’Énergie. On y lit que ce manque à gagner s’élèverait à 474 millions $ pour la période de 2022 à 2030. Pour la seule année 2030, il s’élèverait à 134 millions $. Comme l’entente se prolonge au-delà de cette période, d’ici 2050, ce manque à gagner atteindrait au minimum 4,8 milliards $. 

    Il était déjà établi qu’Énergir voulait se faire compenser pour la conversion de certains de ses clients actuels à la biénergie électricité–gaz. On savait également qu’Énergir voulait même se faire compenser pour l’installation de la biénergie dans de nouveaux bâtiments, alors qu’aucune conversion à la biénergie n’avait vraiment lieu. Le coût de l’ensemble de ces compensations payées par Hydro-Québec était estimé à près de 2,4 milliards $ (2022-2050). 

    On sait maintenant qu’en ajoutant le manque à gagner d’Hydro-Québec, cette entente coûterait à Hydro-Québec au minimum 7,2 milliards $ (2022-2050). Ce montant aurait un effet à la hausse sur les tarifs d’électricité. Ainsi, dans la documentation déposée à la Régie de l’Énergie, Hydro-Québec évalue cet effet sur la hausse des tarifs à 1,4 % en 2030. Hydro-Québec n’a pas dévoilé les effets subséquents sur la hausse de tarifs. 

    Des groupes citoyens et environnementaux dénoncent à nouveau cette entente entre Hydro-Québec et Énergir. Elle ne fait que prolonger l’utilisation du gaz au Québec. Elle mène à des hausses inacceptables de tarifs d’électricité, tout spécialement dans ce contexte d’inflation. 

    « On reconnaît que la décarbonation entraînera des coûts pour la société québécoise. L’entente Hydro-Québec – Énergir coûte cependant trop cher. Aux coûts déjà élevés liés à la demande supplémentaire d’électricité au tarif biénergie (4,8 milliards $), l’entente ajoute une compensation extraordinaire de 2,4 milliards $ à Énergir. Le Québec pourrait faire mieux avec 7,2 milliards $ tout en ne prolongeant pas la présence du gaz fossile. » mentionnent les groupes.

    Des solutions plus économiques et performantes existent. Hydro-Québec pourrait déjà offrir le chauffage 100 % électrique en incorporant des technologies qui lui permettront de gérer les pointes de demande, sans avoir recours au gaz fossile. La société d’État a déjà ces technologies en main; elle en fait d’ailleurs la promotion et la commercialisation entre autres par le biais de ses filiales Hilo et Evlo et de subventions comme c’est le cas pour lesaccumulateurs de chaleur et les thermopompes basse température. Pourquoi ne pas miser sur ces technologies plutôt que de contribuer à prolonger la présence du gaz fossile au Québec?

    Citations

    « L’entente de biénergie gaz/hydroélectricité entre Énergir et Hydro-Québec engage le bras de l’énergie renouvelable du Québec dans le tordeur des énergies fossiles. Plutôt que d’y engager ensuite et l’épaule et la tête, allons plutôt dans le sens de ce que nous disent, entre autres, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui insistent sur la nécessité de réduire rapidement et considérablement le recours aux énergies fossiles, dont le gaz naturel. Plus on examine cette entente, moins on y voit une solution d’avenir. » Jacques Rousseau, secrétaire général du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec

    « Il faut abandonner ce projet de programme de bi-énergie qui ne ferait que prolonger la dépendance au gaz fossile au Québec. En pleine crise climatique, le gouvernement doit bannir le gaz fossile des nouveaux bâtiments et miser sur les alternatives vertes plutôt que de proposer des milliards en compensations à Énergir qui seraient financés par des hausses de tarifs d’électricité où les plus pauvres seront les plus impactés. » Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie, Greenpeace Canada.

    « La contribution d’Hydro-Québec de 2.4 $ milliards pour éponger les pertes de revenus d’Énergir représente le tiers de la facture de la stratégie biénergie.  Ce montant serait pourtant suffisant pour combler le manque à gagner d’Hydro-Québec qui serait nécessaire pour compléter la décarbonation partielle avec le chauffage tout électrique avec accumulation de chaleur.  » Jean-Pierre Finet, analyste, Regroupement des organismes environnementaux en énergie

    « Alors que dans les années à venir, Hydro-Québec doit se lancer dans un chantier pharaonique d’efficacité énergétique et participer à l’électrification d’une grande partie de notre économie, pensez-vous vraiment que cette dernière peut se permettre de gaspiller 7,2 milliards de dollars au profit d’une compagnie d’énergie fossile comme Énergir ? Poser la question, c’est y répondre. En pleine crise climatique, il n’y a pas d’échappatoire ou de compromis possible avec le gaz. Ce projet doit tout simplement être abandonné au profit des vraies solutions. » Anne-Céline Guyon, chargée de projet climat, Nature Québec. 

    « Le gaz vendu par d’Énergir est à plus de 90% extrait par fracturation dans l’Ouest canadien. Le procédé en fait l’un des combustibles fossiles les plus polluants, comparable au charbon. L’entente entre les deux distributeurs perpétue l’usage et l’extraction du gaz par fracturation – un non sens pour le climat et la biodiversité. La Caisse de Dépôt et Placement, propriétaire d’Énergir, doit cesser ses tractations pour favoriser le distributeur gazier. »Pascal Bergeron, président Fondation Coule pas chez nous

    « Énergir sait depuis des décennies qu’il faut faire la transition vers des énergies renouvelables. Elle aurait dû depuis longtemps prendre ce risque au sérieux et transformer ses activités, mais elle s’est plutôt traîné les pieds et a continué d’étendre son réseau de pipelines aux frais des contribuables tout en faisant la promotion du gaz. Il est maintenant trop tard et la situation est trop urgente. Nous devons dorénavant investir dans de vraies solutions et non pas récompenser les pollueurs réfractaires au changement ». Sébastien Collard, coalition Sortons la Caisse du carbone.

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    Pour plus d’informations, contactez :

    Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie, Greenpeace Canada,

    514-594-1221 | pbonin@greenpeace.org 

    Gabriel Marquis, responsable des communications, Nature Québec

    581-307-8613 | gabriel.marquis@naturequebec.org  

    Jean-Pierre Finet, analyste, Regroupement des organismes environnementaux en énergie

    514-515-1957 | jpierre.finet@gmail.com

    Jacques Rousseau, secrétaire général, Regroupement vigilance hydrocarbures Québec,

    438-394-3081, jrjjrousseau@gmail.com 

    Sébastien Collard, Sortons la Caisse du carbone

    418-575-6147 | coursebas@hotmail.com 

    Émile Boisseau-Bouvier, analyste des politiques climatiques, Équiterre

    514-616-2971| eboisseaubouvier@equiterre.org

    Pascal Bergeron, Président, Fondation Coule pas chez nous

    581-886-1189 | comm.evp@gmail.com

  • Communiqué – La coalition Sortons la Caisse du carbone publie sa 5e analyse de l’indice Carbone 50 de la CDPQ et pointe du doigt les risques associés au gaz

    Communiqué – La coalition Sortons la Caisse du carbone publie sa 5e analyse de l’indice Carbone 50 de la CDPQ et pointe du doigt les risques associés au gaz

    Montréal, le 14 février 2022 – Alors que la Caisse de dépôt et placement du Québec s’apprête à divulguer ses résultats annuels, la coalition Sortons la Caisse du carbone publie pour une cinquième année de suite son analyse du rendement boursier des 50 principaux investissements de la CDPQ dans le pétrole et le gaz montrant encore des pertes de rendement entre 2011 et 2021 et soulignant les risques financiers et climatiques de la présence accrue de la Caisse dans le secteur du gaz.

    «En 2021 la Caisse a posé un geste historique en annonçant le désinvestissement de toutes les compagnies du secteur de l’extraction du pétrole d’ici la fin de 2022 en plus de cesser d’investir dans la construction de pipelines de pétrole. Cette lancée, qui est un signal phare pour d’autres grands fonds d’investissement, doit se poursuivre. Malheureusement, ce leadership climatique est terni par les nouveaux investissements de la Caisse dans le gaz», a déclaré Sébastien Collard, auteur du rapport et porte-parole de la Coalition.

    Sortons la Caisse du carbone analyse depuis 2011 le rendement des 50 entreprises du secteur de l’exploitation pétrolière et gazière dans lesquelles la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) détient ses plus importants investissements boursiers. En 2021, ce groupe d’entreprises formant l’indice Carbone 50 a obtenu pour la deuxième fois en 11 ans une performance supérieure aux indices boursiers avec lesquels nous le comparons (Dow Jones et MSCI ACWI ex Fossil Fuels). La valeur de cet indice a rebondi de 31,4 % en un an après avoir subi en 2020 une perte de 31,6 %. En 11 ans, les pertes du Carbone 50 se chiffrent à -25,6 % alors que les autres indices boursiers ont connu sur la même période une croissance de 100 à 150 %.

    Le Carbone 50 a généré un rendement de 1,3 G$. Il s’agit du quatrième rendement positif seulement en 11 ans et seulement de la deuxième année où ce rendement est supérieur aux autres indices utilisés dans nos études. Depuis 2011, le taux de rendement annuel moyen de l’indice s’établit à -2,3 %, alors que le rendement cumulé atteint à -3,5 G$.

    Lorsqu’on analyse le rendement qui aurait été obtenu si cet argent avait été placé dans d’autres indices, on remarque d’abord que le rendement du Dow Jones (New York) en 2021 a été de 18,7%. L’indice MSCI ACWI ex Fossil Fuels, en dollars canadiens, permet quant à lui de connaître l’évolution du marché boursier mondial lorsqu’on exclut les sociétés investies dans les énergies fossiles. Son rendement a été de 5,5 % en 2021.

    «Même avec les améliorations de rendement de 2021, force est de constater que, globalement, que nous nous serions davantage enrichis sans les énergies fossiles. D’un point de vue climatique, le constat ne saurait pas être relativisé : la fenêtre de temps pour éviter une catastrophe globale sans précédent se referme, et la Caisse doit immédiatement s’aligner avec la cible du GIEC, ce qui l’oblige à sortir complètement des énergies fossiles et réduire ses émissions partout ailleurs», renchérit le sociologue Éric Pineault, membre de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et réviseur de l’étude.

    La méthode utilisée par Sortons la Caisse du carbone est identique à celle de ses précédents rapports. Les rapports annuels 2010 à 2020 de la CDPQ sont utilisés pour calculer la valeur des actions en dollars canadiens des 50 entreprises du secteur du gaz et du pétrole dans lesquelles – pour chacune de ces années – la détention boursière de la CDPQ est la plus élevée. La valeur des actions à la fin de l’année 2021 est basée sur la conversion en dollars canadiens des données retrouvées sur les marchés boursiers. Le scénario « neutre » est utilisé pour les calculs, c’est-à-dire que nous faisons comme si la Caisse, pendant l’année, conservait le même nombre d’actions que celles détenues au début de l’année et ne procédait à aucune vente ni à aucun achat en cours d’année.

    Le rapport de cette année met l’emphase sur ce que la coalition Sortons la Caisse du carbone considère comme une erreur du point de vue économique et climatique : les investissements de la CDPQ dans le gaz. L’économie décarbonée et prospère n’est plus un horizon éloigné, c’est pourquoi l’étude offre une série de pistes de solution pour que le distributeur de gaz Énergir assure sa rentabilité long terme en faisant partie de la solution, ce qui nécessite qu’il adopte un véritable plan climat qui respecte les exigences de la science.

    Sortons la Caisse du carbone considère que la Caisse doit immédiatement procéder au désinvestissement de tous ses placements dans le secteur gazier et abandonner le sophisme de l’énergie de transition. Avec une cible 2030 de -30% par rapport à 2020, le plan de décarbonation d’Énergir ne répond pas aux exigences de la science pour limiter le réchauffement à 1,5°C. La Caisse devrait donc vendre tous ses actifs dans Énergir ou exiger un redressement immédiat du plan climat de cette société.

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     À propos de Sortons la Caisse du carbone

    La coalition Sortons la Caisse du carbone regroupe Greenpeace Canada, le Projet de la réalité climatique Canada, la SNAP Québec, l’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), Justice climatique Montréal (JCM), Leap Montréal, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC), Eau Secours!, ainsi que d’autres groupes citoyens et syndicats.

    Informations

    > Analyse du rendement du Carbone 50 de la CDPQ entre 2011 et 2021

    Contacts 

    Sébastien Collard 

    Porte-parole de la coalition

    418-575-6147 | coursebas@hotmail.com

    Diego Creimer

    SNAP Québec

    514-999-6743 | diego@snapquebec.org

    Sofia Vedechkina

    Communications, Projet de réalité climatique Canada 

    514-293-1285 | svedechkina@climatereality.ca

    Mélanie Busby

    Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville

    514-233-8941 | melanie.busby@pourlatransitionenergetique.org

    Laura Bergamo

    Greenpeace439-928-5237 | lbergamo@greenpeace.org

  • Les bénéficiaires de fonds de pension du Canada questionnent les administrateur·trice·s sur les risques financiers associés au réchauffement climatique

    Les bénéficiaires de fonds de pension du Canada questionnent les administrateur·trice·s sur les risques financiers associés au réchauffement climatique

    Toronto, Vancouver, Ottawa, Montréal, Le 29 septembre 2021 – Des lettres ont été remises aujourd’hui aux conseils d’administration et aux dirigeant·e·s des dix plus grands fonds de pension du Canada pour demander des informations sur la façon dont les fonds respectent leurs obligations fiduciaires envers les bénéficiaires face à l’aggravation de la crise climatique mondiale.  

    Chaque lettre est signée par des bénéficiaires des fonds respectifs. Parmi les signataires figurent des travailleur·euse·s de la santé actifs et retraité·e·s, des enseignant·e·s, des scientifiques, des médecins, des élu·e·s, des jeunes Canadien·e·s, des professeur·e·s d’université, des fonctionnaires et leurs représentant·e·s syndicaux·les, tels que le président du SCFP Ontario et le président de l’Alliance du secteur public du Canada, et des représentant·e·s des organisations environnementales.   

    Les lettres ont été rédigées en collaboration avec SHIFT : Action for Pension Wealth & Planet Health et Environmental Defence et Ecojustice, une organisation à but non lucratif spécialisée dans le droit de l’environnement. Elles comprennent un nouveau document d’information juridique expliquant « l’obligation fiduciaire » (c’est à dire, l’obligation qu’un individu ou un organisme a envers quelqu’un de détenir et d’administrer ses biens en vue de les remettre ultérieurement à un tiers, appelé bénéficiaire) des gestionnaires de fonds d’agir de manière décisive pour lutter contre la crise climatique dans le meilleur intérêt  de leurs bénéficiaires à long terme. Les lettres comprennent également une liste de questions sur leur approche de la gestion des risques liés au climat auxquelles les fonds doivent répondre. 

    Les administrateur·trice·s et gestionnaires de fonds de pension ont une obligation légale bien établie de veiller à ce que l’argent des déposant·e·s soit investi dans leur meilleur intérêt à long terme. Malgré les conseils clairs des expert·e·s juridiques exigeant que les administrateur·trice·s et les gestionnaires gèrent activement les risques climatiques, de nombreux fonds continuent de se comporter comme si l’obligation fiduciaire les empêchait de modifier leurs stratégies d’investissement. Bon nombre des plus grandes caisses de retraite du Canada ne divulguent pas leurs investissements et les risques climatiques qui y sont rattachés avec transparence, et continuent de ne proposer que des stratégies faibles ou incomplètes pour faire face à ces risques. 

    «Les fonds de pension doivent évaluer et agir de manière décisive pour limiter leur exposition aux risques climatiques, sous peine d’être potentiellement confrontés à des conséquences juridiques, déclare Andhra Azevedo, avocat d’Ecojustice. Les bénéficiaires demandent à leurs fonds de pension d’être transparents sur leurs politiques et leurs actions à ce jour afin que les bénéficiaires puissent déterminer si leur fonds répond à ces exigences.» 

    «La crise climatique est une menace pour la valeur future des investissements des fonds de pension canadiens. Les entreprises sont confrontées à des risques financiers croissants et sans précédent en raison des effets physiques du réchauffement de la planète et de la transition nécessaire mais difficile des combustibles fossiles vers une énergie sans carbone», a déclaré Sébastien Collard, signataire de la lettre et porte-parole de la coalition Sortons la Caisse du carbone qui vise à accompagner la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans sa nécessaire sortie des énergies fossiles. 

    Certaines entreprises peuvent également être confrontées à des risques importants en matière de réputation, de réglementation et de droit après avoir contribué de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre, bloqué la politique climatique et trompé le public sur les dommages causés par leurs produits pendant des années. Au-delà des risques pour les fonds individuels, l’incapacité collective à stabiliser rapidement l’augmentation de la température mondiale devrait compromettre la croissance de l’économie et menacer la stabilité de l’ensemble du système financier mondial. Le système financier devrait être confronté à des niveaux intolérables d’instabilité et de risque si l’humanité ne parvient pas à limiter le réchauffement mondial à 1,5 ℃. 

    «Si des mesures importantes ne sont pas prises immédiatement pour gérer les risques climatiques et aligner les investissements sur la sécurité climatique, je crains que les fonds de pension ne soient pas en mesure de payer la totalité des pensions de milliers de travailleur·euse·s dévoué·e·s lorsqu’ils prendront leur retraite », déclare Fred Hahn, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de l’Ontario, qui représente plus de 125 000 membres du Régime de retraite des employé·e·s municipaux de l’Ontario (OMERS). 

    L’organisme de réglementation des pensions du Canada, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), a également averti que les directeur·trice·s et les administrateur·trice·s des régimes de retraite sous réglementation fédérale pourraient être exposé·e·s à un risque de responsabilité s’ils ne remplissent pas leurs obligations juridiques et fiduciaires en ce qui concerne la crise climatique.  

    Les lettres des cotisant-e-s précisent que pour remplir ces obligations, les fonds doivent non seulement gérer de manière défensive les risques climatiques, mais aussi aligner de manière proactive leurs stratégies d’investissement sur une voie permettant d’atteindre une sécurité climatique plus large, afin de protéger les meilleurs intérêts de leurs bénéficiaires.  

    Des actions en justice ont été entreprises avec succès dans les pays du Commonwealth pour obliger les fonds de pension à agir. Un déposant d’un fonds de pension australien de 25 ans a intenté en 2018 une action en justice contre les gestionnaires du fonds pour ne pas avoir divulgué et géré de manière adéquate le risque climatique (McVeigh v. Retail Employees Superannuation Trust). Le fonds a accepté un accord de règlement exigeant la mise en œuvre d’une empreinte carbone nette nulle d’ici 2050, ainsi que des mesures de divulgation du risque climatique et de transparence du portefeuille. 

    La Caisse dé dépôt et placement du Québec est l’un des fonds questionnés. Plusieurs des signataires de la lettre qui leur a été adressée militent au sein du groupe Sortons la Caisse du Carbone, lequel a montré dans ses analyses annuelles que les québécois·e·s auraient eu un rendement nettement supérieur depuis 2010 si la Caisse était sortie des énergies fossiles à ce moment. Grâce à la démonstration répétée de ces pertes, la Caisse a pris plusieurs engagements importants sur le plan climatique – notamment la décision cette semaine de se retirer complètement de la production de pétrole d’ici la fin 2022 – et continue d’améliorer son positionnement année après année. 

    Sortons la Caisse du carbone invite la Caisse à poursuivre son travail de chef de file pour se conformer aux exigences de la science du climat et à le détailler dans la réponse à cette lettre. Tous les fonds de pension du Canada doivent emboîter le pas dans cette marche incontournable et universelle vers une économie prospère et décarbonée. 

    Les cotisant·e·s ont demandé à leurs fonds de pension des réponses détaillées et crédibles d’ici le 31 décembre 2021. 

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    CONTACTS

    Diego Creimer, coalition Sortons la Caisse du carbone, 514-999-6743 diego@snapquebec.org

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec doit se retirer de tout projet éventuellement lié à GNL/Gazoduq

    La Caisse de dépôt et placement du Québec doit se retirer de tout projet éventuellement lié à GNL/Gazoduq

    Montréal, Québec, Saguenay, Rouyn-Noranda, le 4 juin 2021 – Suite aux révélations de l’Institut de recherche et d’informations socio-économique (IRIS), les groupes citoyens et environnementaux et la coalition Sortons la Caisse du carbone dénoncent la participation financière de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans Fluxys, une entreprise belge qui serait l’investisseur désigné comme opérateur du projet d’usine de regazéification Hanseatic Energy Hub en Allemagne, avec qui GNL Québec a annoncé hier un « partenariat stratégique »

    En y investissant, la CDPQ se rend complice d’un projet qui freinerait la transition énergétique des marchés visés tel que clairement évoqué par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans son rapport dévastateur déposé en mars dernier.

    « Après tout ce qu’on a appris sur les impacts néfastes du projet GNL Québec/Gazoduq sur le climat, la biodiversité, l’industrie touristique locale et les tarifs d’hydroélectricité des Québécois.e.s, voilà maintenant qu’on utiliserait en plus l’argent de leur bas de laine pour investir dans une énergie qui sera reléguée aux oubliettes d’ici quelques années. La CDPQ fait preuve d’un grave manque de vision qui coûtera cher à la population québécoise », affirme Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

    « Cet investissement financier de la caisse dans Fluxys, partenaire d’un éventuel client de GNL Québec, s’ajoute au manque à gagner de $10 milliards que les abonné.e.s d’Hydro-Québec auraient à assumer sur leur facture d’électricité pour transporter, liquéfier et exporter du gaz de facturation qui serait une catastrophe pour le climat », mentionne Camille-Amélie Koziej Lévesque, co-porte parole de la Coalition Fjord.

    « La Caisse a beau annoncer des réductions d’intensité carbone par dollar investi, il demeure que ses investissements continuent de pérenniser notre dépendance au gaz, qui est une énergie fossile. Nos rapports démontrent des pertes chroniques de la Caisse dans ces énergies. Perdre de l’argent tout en retardant les solutions urgentes à la crise climatique, c’est perdre deux fois », explique Mélanie Busby, porte-parole de la Coalition Sortons la caisse du Carbone.

    La Coalition Sortons la Caisse du Carbone rappelle qu’au 31 décembre 2020, et sur une période de 10 ans, la CDPQ aurait perdu environ 16,2 G$ dans les énergies fossiles par rapport au rendement moyen des marchés, et cela, pour ses 50 principaux investissements dans ce secteur.

    « Dans un contexte où même l’Agence internationale de l’énergie prévient qu’il faut éviter tout nouvel investissement dans de nouveaux projets d’approvisionnement en combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz) afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, la Caisse continue sciemment de mettre en danger le bas de laine des Québécois.e.s. et tous nos efforts pour lutter contre les pires effets de la crise climatique. La CDPQ et le gouvernement du Québec ont maintenant un choix à faire: respecter l’Accord de Paris ou donner leur aval à un projet irresponsable et sans avenir », affirme Émile Boisseau-Bouvier, analyste des politiques climatiques d’Équiterre. 

    « Avec ce partenariat honteux, la Caisse discrédite ses prétentions vertes et va à l’encontre de la volonté de la majorité de la population du Québec qui s’oppose massivement à GNL Québec et au gaz produit par fracturation hydraulique. Elle ignore également les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie qui vient de statuer que de nombreux terminaux de GNL en construction devront être abandonnés pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degrés Celsius. La Caisse doit revoir de fond en comble ses politiques d’investissement et abandonner ce projet qui ne peut être réalisé qu’en jetant l’Accord de Paris aux poubelles », affirme Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Canada.

    Les groupes rappellent aussi que d’après un sondage Léger datant de novembre 2020, la majorité des Québécois.e.s (54%) sont « défavorables » à un appui financier de l’État à ce projet, alors que deux fois moins (28%) de répondant.e.s se disent « favorables ».

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    Pour informations :

    • Camille-Amélie Koziej Lévesque, Coalition Fjord
      418 550-3235 ; comm.fjord@gmail.com
    • Anthony Côté Leduc, Équiterre
      514 605-2000, acoteleduc@equiterre.org
    • Gabriel Marquis, Nature Québec
      581 307-8613, gabriel.marquis@naturequebec.org
    • Patrick Bonin, Greenpeace Canada
      514 594-1221, pbonin@greenpeace.org
    • Pour la Coalition Sortons la Caisse du carbone :
    • Mélanie Busby
      514-233-8941 helimelanie@yahoo.com
    • Sébastien Collard
      418-575-6147 coursebas@hotmail.com

    À propos de Nature Québec

    Nature Québec est un organisme national à but non lucratif qui regroupe près de 80 000 membres et sympathisants et 100 groupes affiliés œuvrant dans les domaines de l’environnement et du développement durable. Fondé en 1981, l’organisme s’est prononcé publiquement au cours des années sur un grand nombre de questions environnementales, dont les aires protégées, l’agriculture, l’exploitation forestière et le développement énergétique.

  • Sortons la Caisse du carbone déplore les investissements de la CDPQ dans les projets les plus destructeurs

    Sortons la Caisse du carbone déplore les investissements de la CDPQ dans les projets les plus destructeurs

    Montréal, le 11 décembre 2020 – La coalition Sortons la Caisse du carbone réagit à la publication du nouveau rapport « Five Years Lost – How Finance is Blowing the Paris Carbon Budget » par Rainforest Action Network qui fait la lumière sur le rôle des grandes institutions financières dans l’aggravation de la crise climatique, dont plusieurs banques et fonds canadiens.

    Le rapport présente douze études de cas illustrant comment les gouvernements, les compagnies de charbon, de pétrole et de gaz planifient des augmentations massives dans l’extraction des énergies fossiles. 

    « Il n’y a pas que les gouvernements et les grandes compagnies pétrolières et gazières qui tiennent un fusil sur nos tempes avec ces projets de « bombes à carbone ». Ce sont aussi les nombreuses institutions financières mondiales qui soutiennent les entreprises de combustibles fossiles avec leurs carnets de chèques ouverts […] Les banques et les investisseurs ne peuvent donc pas dire de manière crédible qu’ils s’engagent à s’aligner avec l’Accord de Paris tout en finançant simultanément des projets comme ceux décrits dans ce rapport […] », souligne le rapport.

    Malheureusement, la Caisse de dépôt et placement du Québec figure parmi les trente plus grands investisseurs impliqués dans ces projets avec un total de plus de 4,6 milliards de dollars américains dans quatre de ces douze cas étudiés, notamment: 

    • 1.4 milliard $ dans l’exploration et la production gazière au Mozambique
    • 3 millions $ la production d’électricité à partir du charbon, du pétrole et du gaz aux Philippines
    • 1 milliard $ dans le développement du pétrole et du gaz offshore Norvégien dans la mer de Barents
    • 2.2 milliards $ dans l’expansion du pétrole et du gaz offshore au Royaume-Uni

    « Depuis 2011, nous démontrons que la Caisse perd plus d’un milliard de rendement annuellement dans ses 50 plus importants placements dans le pétrole et le gaz. L’Europe a triplé ses ventes de véhicules électriques en 2020 et elle annonce un plan Marshall pour produire de l’hydrogène vert qui remplacera le gaz. Pendant ce temps, on apprend que la Caisse investit dans l’exploration du pétrole et du gaz dans la mer du nord. C’est tout à fait contradictoire. Loin de s’arrêter, la transition s’accélère. La Caisse va ici à contresens de l’Histoire. » a déclaré Sébastien Collard, porte-parole de la coalition Sortons la Caisse du carbone. 

    « Chaque dollar investi dans ces projets destructeurs est un dollar qui nous garde dépendant des énergies fossiles et nous éloigne d’un avenir viable. La Caisse doit immédiatement cesser d’investir dans les projets d’hydrocarbures alors que les décisions qu’elle prend aujourd’hui auront des conséquences pour les décennies à venir. » a affirmé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace.

    « Le monde des finances et la Caisse de dépôt peuvent décider de continuer d’injecter des fonds dans les entreprises climaticides comme Exxon, BP, Shell et Chevron. Mais ils peuvent également agir pour le climat dès maintenant et avec sérieux en cessant d’alimenter de la sorte la crise climatique et en éliminant ces investissements de leurs portefeuilles. » a ajouté Mélanie Busby, membre du comité citoyen Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville. 

    La publication de ce rapport coïncide avec la publication d’un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions. Le rapport affirme que malgré une baisse des émissions de dioxyde de carbone de courte durée causée par la pandémie de COVID-19, le monde continue de se diriger vers une augmentation catastrophique des températures supérieures à 3°C au cours de ce siècle, bien au-delà des objectifs de l’Accord de Paris qui consistent à limiter le réchauffement climatique en deçà de 2°C et à viser 1,5°C.

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    Pour plus d’informations, veuillez contacter : 

    Loujain Kurdi, communications, Greenpeace Canada, loujain.kurdi@greenpeace.org 

    514-577-6657

    Diego Creimer, communications, Fondation David Suzuki, dcreimer@davidsuzuki.org 

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    N.B.: La coalition Sortons la Caisse du carbone regroupe la Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, Recycle ta Caisse, Le Projet de la réalité climatique Canada, l’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), Justice climatique Montréal (JCM), Leap Montréal, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC), Eau Secours!, ainsi que d’autres groupes citoyens, syndicats et représentants des peuples autochtones.

  • Sortons la Caisse du carbone salue une deuxième année de progrès de la stratégie climatique de la CDPQ

    Montréal, le 3 juin 2020 – La coalition Sortons la Caisse du carbone, laquelle demande le retrait complet des investissements de la Caisse du dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans les énergies fossiles, salue la deuxième année de progrès importants constatés dans le Rapport d’investissement durable 2019 de la CDPQ.

    Pour la Coalition, les résultats de 2019 démontrent que la Caisse doit se fixer des objectifs climatiques plus ambitieux qui respectent la science du climat et qu’elle doit faire preuve de cohérence et cesser d’investir dans les combustibles fossiles et les infrastructures connexes comme les pipelines et les gazoducs.

    Selon la lecture du rapport faite par la coalition, la CDPQ a poursuivi le travail de réorientation vers les énergies renouvelables et les investissements sobres en carbone. Les indicateurs utilisés par la Caisse indiquent que sa Stratégie d’investissement face au défi climatique a permis de diminuer les émissions par dollar investi. La coalition déplore toutefois l’absence d’objectif ainsi que d’indicateur associé à la réduction des émissions en absolu.

    Selon le rapport 2019, les émissions par dollar investi à la CDPQ étaient en baisse de 12% en 2019, ceci après une baisse de 9% en 2018. « Comme nous l’avions démontré dans notre Analyse du rendement du Carbone 50 de la Caisse de dépôt et placement du Québec entre 2011 et 2019 récemment publiée, la baisse des émissions en 2018 était en grande partie expliquée par le retrait des secteurs fortement émetteurs, notamment les sables bitumineux. Nous avons de bonnes raisons de croire que la stratégie climatique de la Caisse a pour effet de l’amener à continuer d’opérer de manière informelle le désinvestissement de ces secteurs. On remarque également qu’en 2019, la proportion de la valeur du portefeuille énergie par rapport au portefeuille global a diminué de 1% pour passer à 5% », a déclaré Sébastien Collard, porte-parole de la coalition.

    Diego Creimer de la Fondation David Suzuki salue quant à lui les investissements de la CDPQ dans les énergies renouvelables et sobres en carbone. « Les acteurs du désinvestissement des énergies fossiles sont conscients de la préoccupation des gestionnaires de fonds de conserver des actifs variés pour augmenter la résilience de leurs portefeuilles. En se départissant des actifs fossiles pour opérer la transition, la Caisse montre que les gestionnaires peuvent allouer des sommes considérables aux énergies de demain, un secteur qui génère des revenus stables, crée de nombreux emplois bien rémunérés, et contribue à régler la crise climatique. »

    Sortons la Caisse du Carbone rappelle que malgré ses engagements climatiques, la Caisse continue d’investir dans les combustibles fossiles et dans des infrastructures dommageables pour le climat. Par exemple, en 2019 elle a fait l’acquisition, en partenariat avec Engie, de la gazière Transportadora Associada de Gás (TAG) pour plus de trois milliards de dollars. Cette compagnie opère 4500 km de pipelines au Brésil dans un marché de gaz en pleine expansion. La Coalition considère que la Caisse peut et doit jouer un rôle-clé dans la relance économique en étant exemplaire et en cessant complètement d’investir dans les énergies fossiles tout en se concentrant sur les investissements sobres en carbone.

    Mélanie Busby, de Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville, espère que la Caisse continuera dans cette direction cette année. Or, « on apprenait récemment que la Caisse avait augmenté sa participation à Suncor de 10%, celle dans le géant ExxonMobil de 29% et triplé sa participation dans Conoco Phillips, ce qui va à l’encontre de ses objectifs de décarbonisation. C’est un signe inquiétant. Les bons résultats d’aujourd’hui n’exemptent pas la Caisse de son obligation de faire preuve d’une plus grande cohérence, et de s’aligner complètement avec la science du climat. »

    « C’est un pas dans la bonne direction, mais les objectifs de désinvestissement de la Caisse ne sont pas assez ambitieux pour respecter l’Accord de Paris et contribuer à limiter le réchauffement planétaire à 1,5℃. Si la Caisse veut devenir un véritable leader climatique, elle doit cesser d’investir dans les combustibles fossiles et rehausser ses cibles de manière à respecter la science du climat qui exige une réduction de 50% des émissions de CO2 mondiales d’ici 2030 et l’atteinte de la carboneutralité avant 2050 », a déclaré Patrick Bonin de Greenpeace Canada.

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    Contacts :

    Diego Creimer, affaires publiques et communications, (514) 999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org 

    Loujain Kurdi, conseillère en communications, (514) 577-6657 loujain.kurdi@greenpeace.org 

    À propos de Sortons la Caisse du carbone

    La coalition Sortons la Caisse du carbone regroupe la Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, Recycle ta Caisse, Le Projet de la réalité climatique Canada, l’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), Justice climatique Montréal (JCM), Leap Montréal, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC), Eau Secours!, ainsi que d’autres groupes citoyens, syndicats et représentants des peuples autochtones.

  • Sortons la Caisse du Carbone salue les progrès accomplis par la CDPQ mais réitère qu’elle doit aller plus loin et respecter la science du climat

    Montréal, 28 mars 2019 – La Coalition Sortons la Caisse du carbone salue les progrès que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a accomplis suite au déploiement de sa Stratégie d’investissement face au défi climatique rendue publique en 2017.

    Les résultats publiés par la Caisse ce matin dans le Rapport d’investissement durable 2018 montrent que le plan de la CDPQ commence à porter fruit, et qu’une véritable réorientation vers les énergies renouvelables et les investissements sobres en carbone est en train de s’opérer dans la gestion du bas de laine des Québécois.

    « Nous sommes encouragés de constater que la Caisse applique son plan rigoureusement et que ses choix d’investissement envoient un signal clair aux marchés. Néanmoins, des cibles absolues de réduction des GES sont nécessaires pour s’assurer que les efforts de la Caisse seront suffisants, et surtout, qu’ils seront alignés avec ce que la science du climat exige », a déclaré Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki au Québec.

    Le rapport publié aujourd’hui confirme une réduction de 10% de l’intensité carbone par dollar investi en 2018, celle-ci étant passée de 79 à 72 tonnes d’équivalent CO2 par million de dollars. Rappelons que l’objectif original de la caisse était une réduction de 25% de l’intensité carbone par dollar investi entre 2017 et 2025.

    En 2018, la valeur du portefeuille de la Caisse a augmenté de 4,2% pendant que l’intensité des émissions qui lui est associée a diminué de 10%. C’est donc dire que son portefeuille générait moins de gaz à effet de serre à la fin de l’année par rapport au début de cette période.

    Pour Sébastien Collard, porte-parole de la coalition, « la Caisse peut sans conteste continuer sur cette lancée et réduire encore davantage les émissions associées à son portefeuille, car des secteurs représentant peu d’actifs sont responsables de la majorité des émissions. Par exemple, 4% de son portefeuille est investi dans la production d’électricité et génère 48% des émissions. Comme les énergies renouvelables sont aujourd’hui plus compétitives, qu’elles procurent des revenus supérieurs et stables, la Caisse a tous les leviers en main pour répondre à l’appel de la science voulant que nous diminuions nos émissions de 50% d’ici 2030. »

    Autre signal encourageant : les investissements sobres en carbone de la CDPQ ont augmenté de 18 G$ en 2017 à 28 G$ en 2018, dépassant son objectif qui était initialement de 26G$ pour 2020, et l’amenant à revoir ses objectifs à la hausse pour viser 32 G$ en 2020.

    Selon Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Canada, « les résultats de la Caisse sont encourageants et montrent à quel point elle pourrait être plus ambitieuse et agir de manière plus résolue face à l’urgence climatique. Elle doit rapidement se fixer des objectifs encore plus ambitieux de manière à ce qu’ils soient enfin alignés avec l’Accord de Paris et les exigences des scientifiques selon qui les émissions mondiales de CO2 doivent être réduites de moitié d’ici 2030 et être à net zéro en 2050*. La Caisse doit aller plus loin et écouter les Québécois, jeunes et moins jeunes, qui exigent davantage de leadership et veulent pouvoir être fiers de la performance climatique de leur bas de laine. »

    Rappelons que le mois dernier, la coalition Sortons la Caisse du carbone a publié un rapport analysant le rendement des 50 entreprises du secteur de l’exploitation pétrolière et gazière dans lesquelles la CDPQ détenait ses plus grands investissements boursiers entre 2011 et 2018. Selon nos calculs, ces entreprises ont encaissé une perte de 4,3% pendant cette période, ce qui s’est traduit par une perte de la valeur de ces placements de 3 G$.

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    Contact :

    Loujain Kurdi, communications, Greenpeace Canada lokurdi@greenpeace.org 514-577-6657

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    N.b. La coalition Sortons la Caisse du Carbone regroupe la Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, Recycle ta Caisse, Réalité climatique Canada, l’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), Justice climatique Montréal (JCM), Leap Montréal, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC) et Eau Secours!.

  • La coalition Sortons la Caisse du carbone présente la position des partis quant au désinvestissement de la CDPQ

    Montréal, 28 septembre 2018 – La coalition Sortons la Caisse du carbone rend publiques ce matin les réponses des partis politiques quant au désinvestissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) des secteurs liés directement ou indirectement aux énergies fossiles.

    La Coalition Avenir Québec, le Parti libéral du Québec, le Parti Québécois, le Parti vert du Québec et Québec Solidaire se sont prêtés à cet exercice.

    Les membres de la coalition Sortons la Caisse du carbone sont encouragés de constater que trois des cinq partis demandent un désinvestissement complet des énergies fossiles et qu’un quatrième parti donne son appui très clair à la réduction progressive des investissements dans le secteur des énergies fossiles, sans exiger que celui-ci soit complet. Seul le Parti libéral du Québec ne s’est pas prononcé pour le désinvestissement, invoquant l’indépendance de la CDPQ.

    Sortons la Caisse du carbone constate un consensus grandissant pour que la Caisse désinvestisse des hydrocarbures le plus rapidement possible. La Coalition espère que ce consensus se traduira en actions concrètes à l’Assemblée nationale et dans toutes les instances appropriées au lendemain des élections.

    À ce jour, la demande de désinvestissement de Sortons la Caisse du carbone a reçu l’appui de milliers des Québécoises et Québécois et de plusieurs syndicats représentant plus de 600 000 de travailleurs-ses au Québec.

    En 2017, la CDPQ a présenté un plan de réduction de l’intensité carbone par dollar investi ( -25% d’ici 2025). Sortons la caisse du Carbone espère que cette cible de réduction d’intensité d’émissions deviendra rapidement plus ambitieuse.

    La CDPQ possède encore des investissements de l’ordre de 18,5 milliards de dollars dans le secteur des énergies fossiles et d’autres secteurs afférents. Ces investissements favorisent une extraction et une consommation toujours plus importante d’hydrocarbures, ce qui est un non-sens à la lumière de ce que la science du climat nous dicte depuis longtemps : les trois quarts des réserves d’hydrocarbures existantes doivent rester dans le sol si nous voulons éviter un réchauffement catastrophique.

    La coalition remercie chaleureusement les partis qui ont participé à cet exercice visant à renforcer la transparence, le droit du public à l’information et le débat démocratique.

    N.B. : Le Parti conservateur de Québec n’a pas répondu et le Nouveau Parti Démocratique du Québec n’a pas pu être joint ni par téléphone, ni par courriel.

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    Contact : Diego Creimer, communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

     À propos :

    La coalition Sortons la Caisse du carbone regroupe plusieurs organismes environnementaux, syndicats, groupes citoyens et religieux demandant un désinvestissement complet de la Caisse de dépôt et placement du Québec du secteur des énergies fossiles.