DEMANDONS À LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC DE DÉSINVESTIR DES COMBUSTIBLES FOSSILES

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) investit toujours une part significative de l’épargne des Québécois(es) dans les énergies fossiles. Ces investissements sont incompatibles avec l’Accord de Paris et la science du climat. Ils sont aussi de plus en plus risqués alors que la transition énergétique s’accélère et que les actifs de combustibles fossiles sont déjà̀ fortement dévalués et risquent de l’être encore plus dans un avenir rapproché.

La Caisse dort au gaz. Littéralement.

La CDPQ a augmenté ses investissements dans les énergies fossiles depuis la signature de l’Accord de Paris en 2015. En 2017, la Caisse a même atteint le triste record de 18,5 milliards de dollars* alors que la proportion dans les énergies fossiles est maintenant de 6,2% de son portefeuille. Avec notre argent, la CDPQ finance, entre autres, la construction de pipelines et l’expansion des sables bitumineux, détenant des actifs dans Enbridge, TransCanada et Kinder Morgan, pour ne citer que trois exemples.

En retirant notre épargne collective de la production de pétrole des sables bitumineux, mais en la gardant dans les infrastructures qui permettent la production et le transport du pétrole et du gaz naturel, la CDPQ ralentit, voire rend impossible la décarbonisation rapide et irréversible de l’économie qu’exige la science.

Malgré les gestes importants que la Caisse a posés depuis le lancement de notre campagne de pression publique, sa stratégie de réduction d’intensité carbone par dollar investi est loin de garantir une sortie définitive des énergies fossiles ni un alignement avec la science du climat. 

En 2019, la Caisse a annoncé l’acquisition de 31,5% du gazoduc TAG au Brésil pour 3 milliards de dollars. Plutôt que de contribuer à diminuer les émissions, la Caisse favorise une industrie ayant démontré son incapacité à contribuer à la transition, ceci alors que, d’un strict point de vue économique, les énergies fossiles sont déjà moins compétitives que les énergies renouvelables à plusieurs endroits, et que ce déficit de compétitivité s’accentue rapidement.

Clairement, cette industrie n’a pas d’avenir. Notre épargne ne doit pas être mise à risque pour financer la crise climatique, le gaz naturel et les pipelines. Elle ne doit pas partir en fumée dans des énergies fossiles dévaluées, mais soutenir la transition vers un avenir fondé à 100% sur les énergies renouvelables et les emplois verts.

Remplissez le formulaire et envoyez un courriel au nouveau PDG de la Caisse, M. Charles Emond, lui demandant d’accélérer le désinvestissement des énergies fossiles, incluant le gaz naturel et les industries connexes.

L’argent de nos retraites ne doit pas servir à ruiner l’avenir de nos enfants.

15540 personnes ont déjà demandé à la Caisse de se retirer des énergies fossiles.

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